Vous connaissez certainement les teintes Pantone, que l’on peut sélectionner dans les nuanciers du même nom (veillez à bien utiliser le « Formula Guide » et non le « Process » qui est lui un nuancier quadri).
Un concurrent existe, mais il est surtout utilisé dans le métier du bâtiment, pour normaliser les couleurs des peintures et produits : le RAL.
Ce nuancier n’a pas réussi à franchir les portes des imprimeries, alors inutile de chercher a définir vos couleurs en RAL pour une impression offset.
En effet, même les presses les plus modernes (comme notre SM 52/4) acceptent très mal la peinture pour façade
.
La séparation est une étape incontournable dans la chaîne graphique, le principe de la séparation se base sur le passage d’un espace colorimétrique à un autre. Sans elle, il serait impossible d’aboutir à une sortie papier sur presse offset.
On dit séparation car l’image originale en RVB est séparée en quatre couleurs : le cyan, le magenta, le jaune et le noir.


Sur ce schéma représentant le GAMUT, on peut voir les espaces colorimétriques utilisés en imprimerie.
On voit bien que dans l’espace CMJN (trait bleu) la gamme des couleurs reproductibles est bien plus restreinte que dans l’espace RVB (trait jaune). Il va donc falloir optimiser la séparation, grâce a des outils, afin de garder le plus de valeurs colorées possibles.
Continue Reading…
1) L’espace RVB :
Système de synthèse colorimétrique se basant sur le rouge, le vert et le bleu. Ce sont ces trois couleurs qui composent un écran d’ordinateur.
Chacune de ces informations lumineuses peut afficher 256 nuances (8 bits). Il est ainsi possible d’obtenir une gamme de 24 bits complète soit 16 millions de couleurs.
L’espace RVB est appelé synthèse additive, car l’addition du rouge, du vert et du bleu donne du blanc (ensemble de toutes les couleurs du spectre de la lumière).
2) L’espace CMJN :
Système de synthèse colorimétrique utilisant le cyan, le magenta, le jaune et le noir. Ce sont ces couleurs qui sont utilisées en impression offset.
L’espace CMJN est appelé synthèse soustractives car on les obtient en supprimant l’une des trois couleurs primaires de la synthèse additive. En effet, la soustraction du rouge donne du cyan (bleu + vert), celle du vert donne du magenta (rouge + bleu) et celle du bleu donne du jaune (rouge + vert).
L’addition de ces trois couleurs donne du noir en théorie. Cependant, en pratique ces trois couleurs ne peuvent produire du vrai noir. Par conséquent cette couleur sera ajoutée afin d’accentuer l’écart de contraste d’une reproduction polychrome, de renforcer les ombres et de limiter la quantité d’encre déposée dans les densités élevées.