LES FORMATS DE FICHIER :
En matière de prépresse, on peut distinguer deux types de fichiers. Ceux qui sont imprimables, et les autres…
Dans la première catégorie on retrouve les formats issus des logiciels qui font référence dans le domaine : Xpress, Indesign, Photoshop et Illustrator. Les formats natifs de ces logiciels ? .qxd, .indd, .psd, .ai ? ont depuis longtemps fait leurs preuves.
Viennent ensuite les formats exportés à partir de ces même logiciels ? .pdf, .eps, .tif, .jpg ? qui, si on a lu ça, ça et encore ça sont eux aussi tout à fait exploitables. Continue Reading…
LES DIMENSIONS ET LE FOND PERDU :
Les dimensions de vos documents sont un des critères qui déterminent l’imposition qui sera utilisée pour l’impression. Un non respect de ces dimensions peut donc entraîner un défaut d’impression.
Lors de votre commande, précisez les dimensions de vos documents en millimètres ou en indiquant un format standardisé de la norme ISO 216.
Le fond perdu est lui aussi très important pour les documents contenant des éléments imprimés jusqu’à la limite de la coupe. Il est en général de 2 ou 3 millimètres, et peut être géré de différentes façons selon le logiciel que vous utilisez.
Une manière simple de générer à coup sûr le fond perdu, si votre logiciel ne propose pas cette fonction, est de créer un document plus grand de 6 mm en hauteur et en largeur (3 mm de chaque côté). En prenant la précaution de maintenir vos éléments de mise en page à l’intérieur du format fini… mais là, on rentre dans le domaine du prépresque !
LA COULEUR :
CMJN, niveaux de gris et teintes Pantone sont les trois espaces chromatiques utilisés en imprimerie. Ils définissent le nombre de couleurs qui sont utilisées en impression traditionnelle offset.
Lors du « flashage » de votre document, celui-ci est séparé en autant de plaques qu’il contient de couleurs.
Par exemple, un document prévu pour être imprimé en quadri (CMJN) mais contenant, en plus, une teinte Pantone dans un logo par exemple, présentera donc un défaut d’impression. La plaque de la partie ‘Pantone’ n’étant pas imprimée.
Le mode RVB, quant a lui, n’est tout simplement pas imprimable sans transformation.
Penser à vérifier dans la palette de couleur de votre logiciel que les couleurs utilisées soient bien dans l’espace de couleur choisi et que les images soient, elles aussi, correctement définies.
LES IMAGES :
Les images manquantes dans un document natif rendent impossible son impression. S’il s’agit d’un oubli lors du rassemblement manuel la solution est ici.
Le fait de déplacer ou de renommer une image après son intégration dans le document peut aussi en être la cause. Dans ce cas il faut penser à contrôler la validité des images dans le menu approprié de votre logiciel de mise en page.
Une résolution trop faible des images (inférieure à 300 dpi pour les images en quadri ou niveaux de gris et inférieure à 1200 dpi pour les images au trait ou bitmap) peut aussi entraîner un problème de qualité d’impression.
LES POLICES :
Les polices manquantes sont le principal problème que l’on peut rencontrer dans le cas d’un rassemblement manuel des éléments. Les polices postscript, par exemple, sont composées d’une valise (dossier) contenant les représentations écran ‘bitmap’ et d’un fichier postscript servant à l’impression. Leur nom n’est pas toujours très parlant, sachant qu’il existe en plus un fichier postscript par type (gras, ital, condensé…).
Pour simplifier cette étape il suffit d’utiliser les fonctions prévues à cet effet des principaux logiciels de mise en page (voir cet article).
Word, Excel et Powerpoint ne signalent rien lors de la substitution des polices d’un document ce qui engendre parfois des différences avec un fichier créé sur un ordinateur et imprimé sur un autre.